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Un son, une musique posée sur le silence
Incrustée à vif sur le velours du silence, dans la chair du silence
Comme une évidence qui saisit d’une clarté sobre chaque évenement : chaque espace, déssiné au couteau devient un monde, se déplie, découvrant derrière lui, un autre espace avec un plaisir goûteux, jouissif d’être là, posé dans l’espace du monde, avec ses reminescences ou plutôt une ombre de passé, un passé digéré, absorbé
Espaces en mouvement parsemé de suspensions, de silences assourdissants, élastiques, à l’écoute du fil, juste là, à l’écoute : il n’y a plus de temps : juste de l’espace
Et l‘énergie joueuse rageuse gourmande, gaiement rageuse
Sans complaisance : cela se passe déjà ailleurs
pétillements et scintillements, reminescence d’une ballade, nonchalance , entrelacs, caresses d’antennes et mandibules
Découverte du fil des notes qui s’égrennent, respirent, la porte s’ouvre
Récurrences
Plaisir, ravissement
Simplicité d’une enfance
Du fond de l’espace
Une présence immense et ténue
Au creux de l’oreille
Ellipses, où le temps linéaire n’existe plus, invitation à pénétrer dans l’intimité, du temps présent, immobile et vibrant
Cela vient de très loin, des fondations du temps, du verbe qui s’est fait chair
Et c’est tout proche de nous : une invitation à écouter au creux de notre propre oreille
Chaque note sans mémoire.


Hélène Breschand